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Le couralin est une embarcation construite en bois, utilisée de tout temps par les pêcheurs présents sur le courant de Mimizan. Dans les années d'après-guerre, plusieurs de ces bateaux avec deux ou trois hommes à bord croisaient à proximité des côtes à la recherche des bancs de sardines.
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Portrait du dernier pêcheur sur le courant de Mimizan.
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Au large de Mimizan, dans les Landes, à la fin des années trente, plus de trente-cinq pêcheurs naviguaient à bord de leur couralin, cette fameuse barque en bois.
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Profitant d'un accès à l'océan, grâce à un bras de mer appelé "courant" qui se jette dans la mer, les pêcheurs étendaient leurs filets à sardines tout au long de la côte. Ces "courants", ruisseaux vagabonds, se sont vus régulés lors de la mise en place de la politique de fixation des dunes landaises, au début du XVIIIe siècle.
En 1812, le courant de Mimizan débouchait sur l'Océan à la Mailloueyre, soit à 3,5 km plus au sud que son embouchure actuelle. En 1828, la pression des eaux douces de l'étang d'Aureilhan exceptionnellement forte, emporta le barrage de sable fin et le courant, libéré, entraîna sur son passage toute la dune littorale entre son embouchure actuelle et la Mailloueyre. Les travaux de redressement entrepris en 1838, soit 10 ans après le désastre, furent impuissants à contenir une seconde poussée du courant. Seule la digue actuelle, construite en 1880, réussit à maintenir le lit du courant et à sauvegarder la dune littorale.
Jean-Claude Lesgoirres est le dernier des pêcheurs professionnels sur le port de Mimizan. Il est inscrit au registre maritime et toujours en activité. Aujourd'hui, il sort en mer chaque jour pour capturer la sole, le turbot, la dorade, le sar, le marbré, parfois un saumon, ou le bar appelé "loubine" dans les Landes. Au cours de l'hiver, il pêche la civelle dans le courant de Mimizan. Celui-ci, qui se jette dans la mer, peut parfois empêcher la sortie de son bateau. Selon la houle franche, l'orientation du vent et la hauteur des vagues, Jean-Claude Lesgoirres hésite à sortir, l'océan pouvant se révéler très dangereux. Ce d'autant qu'il doit absolument respecter l'horaire des marées, car la présence de bancs de sable dans les passes limite la sortie en mer.
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