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La Gazette des Terroirs



N° 1 Mai-Juin 2003



Sommaire

Chasse à la matole
Daube de toro
Terroirs Infos
Photos
Carte
Un peu d'histoire

Rubrique histoire
Daube de toro de combat
Le taureau de combat fait partie intégrante des mets que l'on peut déguster chez certains restaurateurs en Aquitaine. La rareté de plat tient uniquement dans le fait que les corridas n'ont lieu qu'en été, et que les animaux sont peu nombreux.

Le taureau de combat, est appelé "Toro Bravo", ce qui veut dire sauvage en langue espagnole. Cet animal est élevé en Espagne et en France. Il vit en semi liberté sur des étendues parfois ingrates. Seuls les mâles, "toros et novillos" entreront dans l'arène pour être combattus en "corridas ou en novilladas". En France, 33 éleveurs se sont regroupés dans l'Association des Eleveurs Français de Taureaux Braves. Les éleveurs sélectionnent le taureau de combat en fonction de son agressivité, mais aussi de sa force musculaire et de sa résistance.

À l'image des préparateurs des sportifs de haut niveau, les éleveurs veillent à la bonne forme physique de leurs champions, et ce, dès leur plus jeune âge. L'éleveur privilégie la qualité des fibres musculaires, de ses taureaux, gage d'un bon combat, lors de leur ultime corrida. Ainsi âgé de 4 à 5 ans, pesant entre 500 et 600 kilogrammes, le "Toro Bravo" sera un redoutable adversaire, pour l'homme venu l'affronter dans l'arène. Voilà pourquoi, le cercle très fermé des aficionados insiste sur les origines de l'élevage, les composantes génétiques, la bravoure et la noblesse de l'animal.

Chasse à la matole
L'automne est l'époque de la migration de certains passereaux. Dans le département des Landes l'ortolan s'offre une halte réparatrice dans son périple nord-sud.
L'ortolan (mot provençal signifiant jardinier, cet oiseau étant censé fréquenter les jardins) s'appelle en réalité Emberiza hortulana. Ce bruant vert olive et brun fréquent dans une grande partie de l'Europe était chassé car considéré comme mets délicat.

Bruant ortolan


Carte d'identité


Caractéristiques

Nom :
Emberiza hortulana
Longueur :
de 14 à 16.5 cm
Ordre :
Passériformes
Envergure :
de 24 à 27 cm
Famille :
Embérizidés
Poids :
de 19 à 27 gr
Les bruants sont trapus et souvent assez colorés. Espèce granivore, ils apprécient les champs, les prairies ou les bosquets comme lieux de résidence. Notre faune en compte une dizaine d'espèces, la plus commune étant le bruant jaune. Parmi ses congénères vous découvrirez peut-être au hasard d'une promenade, le bruant zizi, le bruant fou, le bruant proyer (le plus grand avec 18 cm de long), le bruant ortolan et le bruant des roseaux qui, lui, adore les marais. Venus du Nord, le bruant des neiges et le bruant lapon apparaissent l'hiver sur nos plages.

Les bruants sont surtout granivores et nichent en général sur le sol. À cet effet, l'ordre des passereaux réunit environ la moitié des espèces d'oiseaux. De petite taille pour la plupart -seuls les ménures, ou oiseaux-lyres d'Australie sont les plus grands-, beaucoup sont doués pour le chant.Dans cette grande famille, l'ortolan par sa taille rappelle quelque peu les fringilles et les moineaux. Le bruant ortolan jouit d'une réputation chez les gastronomes depuis l'antiquité. Ces derniers le cuisinaient rôti, au four ou à la broche et cuit uniquement dans sa propre graisse. La dégustation se faisant la tête recouverte d'un linge pour ne rien perdre de son fumet. Dorénavant il est protégé. Sa présence en Europe est très irrégulière.Les experts ornithologues constatent une raréfaction des nids dans le Nord de la France, de la Belgique et d'une grande partie des Pays-Bas.


Le bruant migre tôt dans la saison

Il quitte ses lieux de nidification en août pour les regagner en mai. Parmi une envolée de passereaux, rien ne distingue un bruant. Sa taille légèrement supérieure à celle du moineau domestique et son plumage aux teintes dominantes brun-roux lui procurent un anonymat relatif, sauf pour le mâle. Sa tête et sa poitrine arborent un plumage de couleur d'un jaune citron. Son croupion roux cannelle le distingue des autres bruants. Son bec assez fort possède deux moustaches d'un vert jaunâtre. Elles tranchent sur le ton gris de la tête et de la poitrine tandis que le dos est brun rayé de noir, et le ventre roux.
À la différence de ses compatriotes bruants, l'ortolan mâle s'accomode de la présence humaine dans son environnement. L'espèce est signalée en diminution sur l'ensemble de l'Europe. La disparition des bouquets d'arbres, des haies et l'usage de produits de traitements des cultures sont les principales hypothèses avancées pour expliquer cette raréfaction.



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