|
|
Rubrique histoire
|
Ferronnier d'art, du fer à l'objet.
|
Héritier d'un savoir-faire, le ferronnier d'art conçoit et fabrique des pièces métalliques architecturales. Il conjugue un sens artistique et une bonne connaissance du dessin géométrique et du dessin d’art. À partir d’esquisses, de mesures et de repérages, il façonne les pièces à la forge, en recherchant la perfection des volutes et des courbes.
|
C’est dans le second âge du fer (450 avant J-C) que l’on peut commencer à parler de ferronnerie (travail artistique du fer). Mais le fer ne sert qu'à la fabrication des outils, ou bien des armes. la ferronnerie d'art n'est pas encore d'actualité. Le forgeron est un homme puissant. Il maîtrise une technique et un savoir-faire que beaucoup lui envie. ils sont de fait protégés des dieux (Héphaistos chez les grecs, et Vulcain chez les romains).
Le Moyen-Age verra naître le métier de ferronnier d'art. À partir du XI ème siècle, des régles sont établies, un Saint -Patron est choisi. Ce sera Saint-Éloi déjà patron des orfèvres.L’art et les techniques s’affinent pendant la Renaissance.
La ferronnerie d'art, tout au long des siècles, nous a légués de nombreux ouvrages, reflets précis des modes, des goûts et des moyens techniques :
grilles ouvrantes, grilles dormantes, d'imposte, de protection de baies (fenêtre, oeil de boeuf, soupirail), artichauts, chasse roues, grilles de rampe, de balcon, de balustrade.
La ferronnerie d'art sera à son apogée au cours du XVII ème et du XVIII ème siècle. La grille de la place Stanislas à Nancy et la grille du Grand Trianon à Versailles sont quelque unes de ces réalisations.
L'art de la ferronnerie.
Le XIX ème siècle voit décliner l’art de la ferronnerie. La découverte de la fonte et l’apparition de produits métallurgiques industriels, emboutis à froid, donnant l’illusion d’une volute accentueront cette chute. De nos jours, la plupart des ouvrages en fer sont réalisés par des forgerons sans forge qui assemblent savamment cette matière industrielle pour réaliser des grilles, des clôtures ou des rampes.
Toutefois, il existe toujours des artisans qui pratiquent l'art de la ferronnerie, d'art, où dessins géométriques, perspectives, gabarits, enclume et forge sont des maîtres-mots. Bien souvent compagnons du devoir, ils transmettent aux jeunes apprentis tout un savoir-faire. Les débouchés pour ces irréductibles sont la restauration de monuments historiques et la création artistique.
Petit glossaire
Corrosion galvanique
Elle se produit quand deux métaux sont en contact dans un milieu humide. L'un des deux, le moins noble se corrodera, il sera anode. Le second protégé en partie de la corrosion sera cathode. Ce phénomène s'appelle la corrosion galvanique ou effet de piles métalliques.
Dorure à la mixtion
Le support après nettoyage est recouvert de plusieurs couches de peinture, puis d'une mixtion (huile de lin cuite) servant à l'adhérence de la feuille d'or.
Dorure par électrolyse
Le support, en fonction de sa nature reçoit des recouvrements par dépôt électrolytique de différents métaux dont le nickel, qui sert de base au dépôt d'or.
Estampage
Le martelage d'une plaque de métal sur une matrice en creux permet l'obtention des décorations en relief. C'est aussi l'impression dans le métal d'un motif à l'aide d'une matrice gravée en creux.
Forgeage
Cela provient de la déformation d'un métal par martelage à chaud.
Martelage
Cela correspond à la déformation d'un métal par compression sous l'action d'un marteau, d'un marteau-pilon, d'une presse etc. ; le mot est surtout employé pour le travail à froid.
A visiter :
Reims (Marne)
Lustre de la cathédrale : laiton doré au mercure
Sète (Hérault)
Statue de la Vierge
Blois (Loir-et-Cher)
Château : faitage de la toiture de la chapelle
Crusnes (Meurthe-et-moselle)
Église Sainte-Barbe
Paris
Palais Garnier. Cheval en cuivre électrolytique
Uckange (Moselle)
Usine : Patrimoine industriel
|
|