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La Gazette des Terroirs



N° 18 Mars - Avril 2006



Sommaire

Filetière, une vie
au service de la
pêche

Portrait
du dernier pêcheur
sur le courant de
Mimizan

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Un peu d'histoire

Rubrique histoire
La réparation des filets.
Au début des années 50, l'arrivée du nylon, matériau impustrescible et résistant devint la matière première pour le tissage des filets. Il détrôna le coton (filets fins), le chanvre, le sisal et autre manille pour les chaluts. Aujourd'hui, grâce à un logiciel d'aide au dessin, le filetier connaît instantanément la surface de fil du chalut, en fonction du diamètre de la tresse et du maillage retenus. Il adapte ainsi au mieux la construction de l'engin à la puissance du bateau.

Caractéristiques des filets

L'invention de filaments(1) en polyamide "haute ténacité", teints dans la masse et tressés sur des machines à grande capacité permettent le tissage de filets résistants aux rayons ultra-violets. De plus des traitements en autoclave, par vapeur humide, à température élevée et sous haute pression assurent le calibrage des dimensions des mailles, un serrage parfait des nœuds, et limitent les retraits et les déformations des mailles des sennes à thon. Grâce à de la résine, les nappes de filets imprégnées d'une résine qui améliore la résistance de glissement aux nœuds, la résistance à l'abrasion, ainsi que l'étanchéité du fil.


Le filet de type Monofil

Il comprend un fil de nylon fin et dont le diamètre varie selon le format du filet. Ce fil s'utilise aussi pour les cannes à pêche.

Le filet de type Multifil

Il comporte des fils torsadés très fins. La répétition de ces torsades en contresens fournit un seul fil très souple et lisse à sa surface. Ce procédé rend filet très agréable à manipuler. Le multifil entre dans la fabrication tramails, des éperviers et épuisettes.

Le filet de type Multi-Monofil

Il associe deux ou plusieurs MONOFILS sans fin qui, assemblés grace à une legère tournure, deviennent un seul fil torsadé, très souple.



La mesure de la maille

Une maille comporte quatre côtés égaux délimités par quatre noeuds. La méthode de mesure d'une maille consiste à donner la longueur de la maille étirée. A l'aide d'une règle, le filetier mesure la distance séparant le milieu de deux noeuds opposés lorsque la maille est complètement étirée. En dépit des progrès technologiques des machines à tisser, une nappe de filet n'a pas de mailles parfaitement égales. Aussi, pour plus de précisions, il convient d'effectuer plusieurs mesures en divers points de la nappe. Dans certains pays, la dimension de la maille en mesurant la longueur d'un côté de la maille c'est-à-dire, la distance comprise entre le centre de deux noeuds lorsque le fil entre ces noeuds est complètement tendu. Cette mesure correspond à la moité de la longueur de la maille étirée.

Le trémail

Le filet appelé "trémail" ou "tramail" s'utilise pour la pêche côtière ou en rivière. Tissé avec du nylon "multifilament", il comporte trois nappes juxtaposées fixées toutes trois sur la même ralingue. Les deux "armails", filets tissés en grandes mailles encadrent le filet souple, tissé lui en petite maille, d'où une efficacité redoutable en action de pêche. Deux cordes en polypropylène appelées "ralingues" maintiennent droite la structure du filet. La ralingue supérieure, tressée assure la portance du filet grâce à des flotteurs, celle du bas n'est qu'une tresse lestée. Très efficace de par sa conception, il se caractérise aussi comme le moins sélectif des filets maillants, car il capture aussi bien le poisson de 8 cm que celui d'un mètre. Son utilisation intensive entraîne un appauvrissement des zones de pêches.

Les tramails montés en "filets de fond" possèdent des cordes plombées plus lourdes que la levée ou la portance des cordes flottantes. Ils tiennent ainsi les filets ouverts sur le fond avec un lest de 10 kg par 100 m. A l'opposé le montage en méthode traditionnelle voit les filets montés sur une corde ou ralingue de 6 ou 8 mm avec des flotteurs de 50 grammes, avec une portance de 5 kg par 100 m.

La nasse à anguilles

Une nasse comporte un filet qui épouse parfaitement une armature. L'anguille se faufile par l'entrée, mais ne peut en aucun cas revenir en arrière. Avant la mise à l'eau, le pêcheur ouvre le couvercle de la nasse et installe un appât composé de vers de terre, voire de coquillages d'eau douce écrasés. La nasse fixée à un piquet est immergée dans le courant.

Le verveux

Le verveux se présente sous la forme d'un entonnoir, soutenu par une série de cerceaux, et muni intérieurement de cônes. Ces cônes facilitent l'entrée du verveux aux poissons, mais empêchent ces derniers de ressortir. Des ailes, ou guideaux, complètent le piège en rabattant le poisson vers l'ouverture de l'entonnoir. Le pêcheur positionne son filet en eau peu profonde, à contre-courant ou face au sens de passage des poissons. Il le maintient sur le fond par des ancres lestées ou des piquets. Le verveux est connu aussi sous le nom de "trabac" ou "trabaque", mot d'origine italienne "trabaccolo".

L'asse à crabes et poissons plats

Cette nasse dotée d'une armature pliable et facilement transportable, possède une ouverture large. Elle convient pour la pêche aux crabe et aux poissons plats, comme la sole.


Les types de pêches(2)

La pêche aux chaluts :

Un chalut est en forme d’entonnoir traîné ouvert.

- Chalut de fond
- Chaluts pélagiques
- Chaluts à grande ouverture verticale

La pêche aux filets :

Ce sont des filets rectangulaires dont la bordure supérieure est munie de flotteurs et la partie inférieure est lestée.

- Filets Tournants ou sennes coulissantes
- Filets droits
- filets poches ou carrelet

La pêche aux lignes :

Ce type de pêche consiste à capturer le poisson avec un hameçon muni d’un leurre ou d’un appât.

- Les lignes à main ou avec enrouleur
- Lignes de traîne
- Les palangres de fond
- Les palangres flottantes

La pêche aux nasses ou cassiers :

Ce sont des engins rigides  conçus pour la capture de poissons au fond de l’eau.


Les pêches

Pêche hauturière du Nord, de Nord-Ouest Irlande au canal St Georges :

- le merlan,
- le merlu,
- le cabillaud,
- la lotte,
- le congre,
- l'églefin,
- la langoustine..

Pêche hauturière du Sud, Golfe de Gascogne :

- l'encornet,
- la seiche,
- la sole,
- le maigre...

Petite pêche à la journée, courreau :

- la sole,
- le turbot,
- le bar,
- le maigre…

Source

(1) Le Drezen 12 rue de Kélareun Léchiagat Tréffiagat BP 46 29730 Le Guilvinec

(2) www.port-peche-larochelle.com



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