Antibes, tel un bijou posé sur son écrin se reflète sur les eaux bleues de la Méditerranée.
Antibes profite de l'avancée d'une presqu'île pour s'étendre vers la mer méditerranée. Le cap est formé d'une colline recouverte de pins maritimes, surplombée d'un phare. Avec 300 jours d'ensoleillement par an, une moyenne des températures qui se maintient à 16°, et des pluies qui ne durent pas longtemps, la "Riviera" se veut attractive. Et ce d'autant que la présence du massif de l'Estérel dont les premières pentes surplombent la baie de Cannes Mandelieu, protège les Alpes Maritimes du mistral, ce vent qui balaie la Provence.
Située entre Nice et Cannes à 13 km de l'aéroport international de Nice Côte d'Azur, Antibes Juan-les-Pins est la seconde ville des Alpes-Maritimes après Nice et devant Cannes. La cité Antiboise possède l'un des plus beaux paysages côtiers de France, lequel s'étend sur presque 25 km. De fait le tourisme fait partie intégrante de la région, durant la saison estivale, les rues d'Antibes résonnent des pas des milliers de visiteurs venus goûter à ce bonheur.
Autrefois, aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est en hiver que se situait la saison touristique. De novembre à mai, les aristocrates et les grandes fortunes européennes, se rendaient dans la région, attirés par un climat particulièrement clément et moins venteux que la Provence voisine. Il fait bon se trouver sur le littoral en hiver pour se prélasser à la terrasse ensoleillée d'un café en manches courtes pendant que le haut pays devient le territoire des skieurs.
Le vieil d'Antibes
Au détour d'une rue piétonne, le visiteur peut déguster une part de socca ou de pissaladière, héritage de la culture gastronomique gênoise. Place de la Poste en bordure square, l'amateur de poisson frais découvrira l'étal des derniers pêcheurs professionnels et achètera rascasses, saint-pierres et autres liches tout juste pêchés.
Vers la vieille ville en cheminant le long des voûtes du quai Rambaud, la petite plage de la Gravette séduira l'amateur de bain de soleil. Longeant la mer, le tracé des remparts suit l'ancien chemin de ronde construit sur les plans de Vauban. Cette partie d'Antibes représente à elle seule trois mille ans d'histoire, attestés par les restes d'antiques murailles romaines. Plus loin la Place du Révély, où la Chapelle du Saint-Esprit, côtoie la maison natale de Jacques Audiberti, la Cathédrale, et les Tours « sarrazines » ansi que l'antique château Grimaldi devenu musée Picasso.
A deux pas de là, la commune libre du Safranier, sa place et sa mairie, surplombent la maison de Nikos Kazantzaki, auteur d' "Alexis Zorba" et de "la dernière tentation du Christ". Un ensemble de ruelles dont la rue du Bas et du Haut-Castelet incitent à la flânerie, tout comme le firent Paul Arène, Prévert, Mistinguett, Jünger, Hans Hartung ou encore Graham Greene. Le visiteur en quête de fraîcheur trouvera refuge à la fontaine de la Tourraque, qui alimente toujours l'ancien lavoir où les antiboises faisaient la "bugade" (lessive). Il prendra ensuite la direction du cours Masséna où se déroule le marché provençal, l'un des plus renommés de la Côte d'Azur. Chaque matin ce marché fleure bon la Provence, mêlant le plaisir des yeux avec ses riches étals de cotonnades, à l'excitation des papilles grâce aux multiples senteurs de lavande, et de condiments, sans oublier les intonations si particulières de cet accent du sud.
Les bâtiments adjacents à ce marché constituaient au Moyen-Age ce que l'on appelait "la Bourgade". Au n° 21, Masséna maréchal de Napoléon 1er, marié à une antiboise y tint un commerce de savon et d'huile avant d'entreprendre sa carrière militaire. La partie de l'agglomération situé entre le cours Masséna et la place Nationale date du XVIe siècle. Elle accueillit le "Forum romanum", puis le jardin
du Roy avant que la place ne devienne Place Neuve. En son coeur, le musée Peynet, fait face à la colonne de la Place Nationale offerte à la ville par Louis XVIII. De là le visiteur aura accès aux rues de la vieille ville, qui le mèneront à la chapelle Saint-Bernardin édifiée en 1513, à la pittoresque fontaine Fontvieille, ou encore à la porte de France qui fut jusqu'à la démolition d'une partie des remparts qui entouraient la ville, le seul moyen permettant d'en sortir.